Le Sud : sur la trace des Incas (Octobre - Novembre 2012)

LE LAC TITICACA : DU TYPIQUE A l’ULTRA TOURISTIQUE

Après la frontière, une file de tricycles à moteur est postée au bord de la route. Nous ne sommes pas en Asie mais bien au Pérou. Chacun d’entre eux est customisé, à l’image des combis Toyota de Bolivie.

Le lac Titicaca, lieu sacré pour les Incas à cette époque, permet d’irriguer les nombreuses cultures que l’on trouve tout autour. Nous découvrons aussi quelques activités locales : séchage des roseaux, appelés totora, pour la confection des maisons, ou bien le tressage manuel du raffia pour obtenir des cordes pour le bétail. Nous arrivons dans la première ville d’importance du Pérou : Puno. Son port offre une belle vue sur le lac d’un côté, et sur la ville de l’autre, qui s’étend sur le flanc de la montagne. Le centre ville est plus décevant, si ce n’est l’église qui se dresse sur la place principale.

Mais Puno c’est surtout le port de départ pour la visite des îles du lac Titicaca, dont les fameuses îles flottantes. A 7h00 du matin, le quai d’embarquement est déjà noir de monde. Nous sillonnons les roseaux pendant 20 minutes avant d’arriver au milieu d’un ensemble d’îles, toutes construites en totora. Nous sommes accueillis par des autochtones en habits typiques. On nous explique que ces îles reposent sur de gros blocs de terre, qui sont ensuite recouverts par 1 mètre de roseaux séchés pour permettre l’étanchéité. La visite se poursuit par 5 minutes de bateau en Totora, pour aller sur la plus grande des îles, où l’on trouve des petits restaurants, de quoi dormir, des étalages d’artisanat et surtout, des centaines de touristes qui se marchent sur les pieds. Bref, tout est faux, on nous fait croire que les gens qui nous accueillent vivent encore sur ces îles, le téléphone portable devant être fabriqué avec les matériaux du lac…Même si nous nous attendions à participer à une excursion faite pour le touriste, nous sommes très déçus.

AREQUIPA : UNE AUTRE VILLE BLANCHE

Comme son homologue « Sucre » en Bolivie, Arequipa est surnommée « la ville blanche ». Les volcans Misti, Chachani y Pichu Pichu se dresse autour de la deuxième métropole du pays comme des miradors. La place d’armes est très soignée, entourée d’arcades qui abritent de belles boutiques, cafés et restaurants pour touristes ou locaux au fort pouvoir d’achat. Sur la place, on trouve des personnes qui en l’échange d’une pièce, tapent des lettres à la machine à écrire pour les passants qui en ont le besoin. La ville est propre, les édifices bien conservés, à l’image du Couvent Santa Catalina que nous visitons. C’est paraît-il le plus grand du monde, et on comprend mieux en passant la porte d’entrée : a l’intérieur, on trouve carrément des ruelles comme dans un village andalou. On se croirait presque à Séville !

Autre visite très intéressante, le musée « Sanctuarios Andinos », où est exposé la momie de Juanita, une jeune fille inca de 12 ans. Après 15 ans de recherches, son corps a été découvert en 1995 au sommet du volcan Ampato, à 6380 m d’altitude. Cette découverte a été possible grâce à l’éruption du volcan Sabancaya qui a fait fondre la glace du sommet. Juanita a été offerte par les prêtes de l’époque comme une offrande aux dieux afin qu’ils les protègent.

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