QUITO : LA MITAD DEL MUNDO

C’est ici que se termine la « dite » route des volcans, si l’on arrive par le sud. Nous sommes invités à déjeuner chez Carole et Beto, un couple franco-équatorien installé à Quito avec leurs 3 enfants. Une bonne journée et une excellente soirée passée chez eux, à échanger sur un centre d’intérêt commun : le tourisme et la montagne. Carole est gérante d’une agence réceptive, guitariste et pianiste ; Beto lui, est un guide reconnu, passionné de montagne et roi du Pisco Sour. Nous arrivons ensuite chez Veronica, qui va généreusement nous héberger pendant tout notre séjour à Quito. A peine les valises posées, nous nous retrouvons dans sa voiture pour un premier « City Tour ». Rien de mieux qu’une guide locale pour visiter la ville. Sur le même modèle que Cuenca, nous découvrons une ville coloniale bien restaurée, propre et vivante, surtout dans le quartier de la Ronda. Les façades sont colorées. De nuit, Quito offre un beau spectacle d’éclairages, et le mirador du Panecillo permet d’avoir une belle vue sur la ville. Dès le premier jour nous goûtons aux spécialités culinaires et elles ne manquent pas : morocho (boisson à base de maïs), tripes au barbecue, empanadas de maïs, de fromage, locro (soupe à base de pommes de terre, fromage, légumes, tripes, boudin noir etc). Nous voyons également à plusieurs reprises des hommes attendant sur le trottoir ; ils tiennent un tuyau, un robinet, un rouleau de peinture, une bobine de fil électrique : ce sont des ouvriers qui espèrent que les passants s’arrêtent pour leur proposer du travail.

Mais Quito marque aussi pour nous le passage entre l’hémisphère sud et l’hémisphère nord. La visite du monument de « La Mitad del Mundo » s’impose donc. Le lieu en lui-même n’a rien d’extraordinaire mais le musée permet de bien comprendre comment un groupe de scientifiques espagnols, français et équatoriens a mesuré le diamètre de la terre et a confirmé qu’elle était ronde ! Nous passons donc les fêtes de fin d’année avec notre famille d’adoption, avec un sapin et des cadeaux. Ce que l’on retiendra c’est la tradition du réveillon du nouvel an, qui consiste à fabriquer un personnage de son choix avec des vieux vêtements, remplis de papiers, qu’on appelle le « viejo »(le vieux). Le 31 décembre au soir, on le brûle dans la rue dans le but d’effacer toutes les mauvaises choses de l’année passée. Cette tradition donne lieu à une gigantesque fête dans le sud de la ville, sous forme de concours. Les personnages et de nombreux messages sont exposés en pleine rue. Le « viejo » laisse un testament, distribué sous forme de tracts aux passants dans la rue. Le plus drôle est que les hommes s’improvisent « veuve » du « viejo », en se déguisant en vieille femme en deuil, arrêtant les véhicules pour demander une pièce. Une tradition amusante à laquelle tous les habitants de Quito se prêtent au jeu !

LA REGION DE QUITO :

Avec les fêtes de fin d’année et un nouveau souci mécanique, notre séjour à Quito se prolongera sur plus d’un mois, le temps de découvrir les alentours. Nous multiplions les sorties avec nos nouveaux amis, très généreux. Nous nous baladons au bord de la lagune qui se trouve au pied de l’Antisana, un sommet bien connu de la région. Après l’effort, c’est le réconfort autour d’un « helado de paila », une glace succulente, produite en équateur avec les fruits locaux. Nous grimpons aussi au sommet du Pasochoa avec notre ami Beto, à 4200 m d’altitude, d’où la vue à 360° sur les plus hauts volcans du pays est sublime ! Autre ascension marquante, celle du Rucu Pichincha, à 4700 m, accompagné d’une dame de 75 ans, qui a décidé de prendre sa « retraite » et effectue aujourd’hui sa dernière ascension. La tante « Lu » en profite pour donner une bonne leçon de courage aux jeunes montagnards qui nous rejoignent au sommet. Félicitations à toi Lucie !

Pour finir, nous prenons la route vers le nord, pour aller au véritable point qui marque la ligne invisible de l’Equateur, au village de Cayambe. C’est là où, à l’époque pré-colombienne, les habitants avaient érigé un monument qui marquait la moitié du monde, en ne se référant qu’aux étoiles et aux montagnes.

OTAVALO : D’UN MARCHE A L’AUTRE, DE L’ARTISANAT AUX ANIMAUX

Nous quittons la côte et repassons une dernière fois à Quito, le temps d’un goûter d’adieux avec nos amis avec qui nous avons passé de si bons moments.

Avant de quitter le pays, nous faisons un stop à Otavalo pour profiter du fameux marché du samedi, réputé pour être le meilleur d’Equateur. Sur la Plaza de Ponchos, le marché se tient en fait tous les jours de la semaine ; la seule différence est que le samedi, les rues adjacentes de la place se remplissent elles aussi de vendeurs, et que les prix prennent 25% d’augmentation…L’artisanat représente le principal des ventes, dû au caractère touristique du lieu. Mais nous ne pouvons pas partir d’ici sans déambuler au milieu du marché des animaux qui se déroule aussi le samedi. Depuis très tôt le matin, des dizaines de camions arrivent dans un champ où sont présentés vaches, cochons, poules, lapins, cochon d’Inde, chiens, chats, etc. Les indiens des villages alentours, en tenues typiques, achètent, vendent, troquent, prennent leur petit déjeuner. Ce marché pas comme les autres se passe de 6h00 à 10h00 environ, et le dépaysement et l’ambiance sont assurés.

Nous suivons notre route plein nord pour passer la frontière de la Colombie au niveau de Tulcan.

Lire notre bilan pour l'Equateur ici.

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