CUENCA LA COLONIALE : UNE RICHE VALLEE ARTISANALE

Nous arrivons dans la première ville d’importance du pays et elle nous enchante. Le style colonial est partout, les édifices bien restaurés. Le Parque Calderon est dominé par une imposante cathédrale, reconnaissable par ses coupoles bleues. Les fraises sont vendues dans des brouettes, entassées une à une jusqu’à obtenir une parfaite pyramide.

Nous décidons de partir à l’est pour une boucle plus rurale. Pour commencer, Gualaceo offre un magnifique marché. D’un côté l’on trouve tous les fruits et légumes que l’on peut s’imaginer ; les bananes restant au top du classement, l’Equateur étant le premier producteur au monde de ce fruit.

De l’autre, les halles offrent quelques spécialités culinaires, dont les cochons que nous retrouvons alignés comme pour un concours ! Notre visite se poursuit par Chordeleg, le village spécialisé dans la confection de bijoux en or et argent. Notre dernier arrêt se fait à Sigsig, lieu privilégié pour la fabrication du fameux Panama. Ce chapeau, conçut initialement pour les ouvriers du canal du même nom, à connu un succès inattendu et sa réputation n’est aujourd’hui plus à faire. Nous déjeunons encore une fois au milieu des locaux, en plein cœur du marché du village.

Nous continuons notre montée vers le nord et faisons un stop au site archéologique d’Ingapirca, occupé successivement par différentes civilisations. On y découvre le bain de l’Inca (baignoire en pierre à l’air libre) et un portrait inca de profil de plus de 30 mètres de haut, forme naturelle que l’on observe sur une falaise. Après en avoir mangé au Pérou, nous retrouvons le cuy (cochon d’inde), enfilé sur un manchon en bois et cuit au dessus des braises.

RIOBAMBA : UN MIRADOR QUI LAISSE SANS VOIX

De Cuenca à Quito, la route est surnommée « l’avenue des volcans ». Quelques kilomètres avant la ville de Riobamba, nous profitons d’un bivouac tranquille au bord de la lagune Colta, qui irrigue les cultures des communautés indigènes qui habitent tout autour. C’est aussi un point de vue imprenable sur le fabuleux volcan Chimborazo et d’autres sommets enneigés. Nouvelle ville, nouveau marché. Là encore nous nous régalons à parcourir les allées colorées et à faire nos courses pour la semaine. La qualité et la diversité des produits est exceptionnelle, leur prix très abordable. Les cuisinières, en tablier bleu, interpellent les passants, un morceau de viande à la main pour que le client se décide plus facilement. Chacune d’entre elle à cuisiné toute la matinée dans de grands gamelles, pour offrir un déjeuner copieux et bon marché. S’installer au milieu de cette cuisine ouverte est un régal, dans tous les sens du terme.

A 4300 m d’altitude, nous entrons dans le parc national du Chimborazo. Comme tous les parcs en Equateur, il est gratuit ! Malheureusement, la météo n’est pas très bonne depuis que nous sommes rentrés dans ce pays, et nous passerons une journée entière enfermés dans notre véhicule, à attendre que le volcan se découvre enfin. Le lendemain matin, la surprise est au rendez-vous. Nous grimpons jusqu’au refuge situé à 4800 m pour admirer le plus haut sommet d’Equateur, à 6310 m.

Nous finissons la journée à Salinas, un petit village perdu où se termine la route, dont les habitants se sont mobilisés pour fabriquer de délicieux produits : fromages, chocolats, nougats, confitures etc…Les produits ne sont pas donnés mais régalent nos papilles !

REGION DE LATACUNGA : VISITE AU CŒUR DE LA SIERRA

Nous quittons « l’avenue des volcans » pour rejoindre Zumbahua. D’habitude, les marchés n’ont pas de nom spécifique, mais ici, nous sommes à la « féria indigène ». Sans aucun doute, il porte bien son nom si l’on en croit les tenues typiques portées par les vendeurs et les visiteurs. Les hommes ont un poncho sur les épaules ; les femmes, quant à elles, portent une jupe, des collants, des chaussures à talon, un châle à franges et un collier de perles dorées. Tous portent un chapeau. Ce qui est frappant, c’est que les jeunes générations suivent ces coutumes vestimentaires ancestrales, tout en se connectant à Facebook dans les cybercafés. La féria commence très tôt le matin, avec la vente d’animaux ; poules, cochons, lapins etc…

Nous terminons notre détour par la lagune Quilotoa. Large de 3 kilomètres, elle est apparue dans le cratère d’un volcan, après sa dernière éruption au 18e siècle.

Sur le retour, nous profitons du marché de Saquisili, où les indigènes vendent leur production à même le sol. Après s’être penchés sur les pattes de poulet au barbecue, nous optons finalement pour un petit restaurant populaire dans lequel nous nous régalons de beignets de pommes de terre, fourrés au fromage.

Par son altitude, le volcan Cotopaxi arrive en 2e position dans le pays. Nous restons 2 jours dans le parc du même nom, à attendre que ce sommet capricieux veuille bien se montrer.

Nous reprenons la route vers Quito, où nous allons séjourner quelques jours.

Z   o   o   o   o   o   M