L'Orient (Février 2013)

L’Orient : du passé au présent…

Quelques jours se sont écoulés depuis notre retour des îles Galapagos, le temps d’organiser la suite de notre périple en Equateur (lessives, ajustements mécaniques, communication avec la famille etc). Nous prenons la direction de l’est, sur une route qui descend vers l’Amazonie équatorienne, appelée l’Orient. Les excursions proposées étant un peu similaires à celles que nous avons faites en Amazonie bolivienne, mais en plus cher, nous décidons de passer rapidement.

Mais la vraie raison de notre détour par cette région, c’est parce que nous cherchons Michel, un français installé ici il y a plus de 50 ans, une connaissance de la famille GAUDINET qui remonte à 35 ans ! Il y a 20 ans, Michel avait à nouveau partagé un moment avec la famille, de nouveau en voyage en Equateur. Nous nous arrêtons au bord de la route pour interroger la population locale sur l’existence du fameux Michel et miracle…il habiterait la maison d’en face. Alors que nous n’avions ni son téléphone pour le prévenir, ni son adresse précise, nous nous retrouvons face à un gaillard de 80 ans, en pleine forme, qui nous ouvre tout de suite la porte de sa maison. C’est bien lui ! Après avoir enjambé les poules, les oies et les canards, nous papotons un moment, de notre périple bien sûr, mais Michel nous raconte surtout des anecdotes de ses nombreux voyages de jeunesse. Sur ses conseils, nous allons ensuite faire une visite guidée de la grotte Jumandi qui se trouve de l’autre côté de la route. Michel nous prête des bottes en nous disant que nous allons un peu nous mouiller. Mais au bout de 5 minutes, nous avons de l’eau jusqu’au cou pour pouvoir avancer dans la grotte….la prochaine fois, on prendra le maillot de bain ! La soirée est mémorable ; Michel est un fan des vieux films français de l’époque de Bourvil et Louis de Funes, et nous visionnons deux de ces grands classiques. Michel est posté à 80 cm de l’écran, et nous deux et le reste de la famille serrés autour de lui. Pendant ce temps, les « employés de maison » nous apportent le dîner. C’est un peu comme au cinéma, mais avec une chaise au dossier très dur, un écran minuscule et une soupe de poulet à la place des pop-corn ! Mais on se rappellera toute notre vie de ce moment simple, passé avec les moyens du bord ! En 35 ans, rien n’a dû beaucoup changer ici !

Nous faisons un court arrêt à Puerto Misahualli, la porte d’entrée pour visiter la jungle, où des singes en liberté nous font des démonstrations de gymnastique.

Nous terminons notre boucle par la petite ville touristique de Banos, où nous réservons une sortie rafting pour le lendemain. L’activité se fait sous la pluie, mais quelle importance : mouillés pour mouillés ! Le trajet pour rejoindre l’embarcadère se fait dans un bus en bois, tout ouvert et peint de toutes les couleurs. Nous sommes une vingtaine à bord, il y a des spots au plafond et une énorme enceinte à l’arrière. A chaque passage de tunnel, le bus se transforme en discothèque, avec musique à fond. Les 10 km de descente se font sans encombre, dans des rapides parfois tumultueux.

La Côte (Février 2013)

La côte : côte à côte !

De retour sur la panaméricaine, nous décidons de rejoindre la côte par des chemins de traverse. La météo n’est pas avec nous mais l’itinéraire nous fait passer par des villages indiens éloignés, dans lesquels notre passage est très remarqué. Nous traversons des dizaines de plantations de bananiers, dont le pays est le premier exportateur mondial, et de cacao, réputé pour être le meilleur de la planète. Tous les paysages sont très verts, comme dans le reste du pays, et nous avons maintenant hâte de voir la côte, et surtout de se baigner.

Nous évitons Guayaquil, une grosse ville qui ne présente visiblement que très peu d’intérêts, et qui surtout peut être dangereuse, si l’on en croit les actualités et les récits de plusieurs de nos amis, eux-mêmes victimes d’attaque à main armée, de vol et encore de séquestration dans leur véhicule ! Nous débarquons donc à Playas, au sud de Guayaquil. Premier bain et nous profitons avec joie d’une eau à 28°, une parfaite entrée en matière ! Nous prenons ensuite la « Ruta del Sol » (la route du soleil), qui longe la côte de Santa Elena à Manta. Première déception, la météo n’est pas très bonne et le farniente est donc remis à plus tard. Nous avons tout de même la chance de trouver un spot sympa à Olon, à quelques mètres des vagues, où nous dégustons, au coucher de soleil, un foie gras français, arrivé par colis à Quito, accompagné d’autres gourmandises. MERCI la famille pour ce savoureux moment !

Nous faisons également un stop à Montecristi, petit village où l’on fabrique toujours, de manière artisanale, le fameux «Panana ». Ce chapeau, aujourd’hui mondialement connu et exporté partout, est originaire d’ici. Nous sommes dans la région où l’on ramasse la « paja toquilla », sorte de paille qui une fois séchée, peut être tressée. Le Panama a d’abord été porté par les ouvriers qui ont construit le canal du même nom, avant qu’il soit connu du monde entier grâce à un certain Eloy Alfaro, qui a permis son exportation.

Mais voilà que le weekend du carnaval annuel débute pour 5 jours. Pas de déguisements mais un weekend prolongé qui pourrait ressembler au 15 août chez nous…Des milliers d’équatoriens débarquent sur la côte, entassés dans des voitures ou à l’arrière des pick-up. Les accès à la plage sont complètement bouchés, la bière coule à flots et le volume des sonos est à son maximum, du soir au matin ! En plus, le premier tour des élections présidentielles se déroule à la fin de la semaine et la propagande est partout, les défilés de voitures des différents partis politiques se succèdent. Nous ne sommes pas venus à la bonne période mais le détour valait quand même le coup.

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