LE PARC NATIONAL TAYRONA

Nous décidons de longer la côte et de prendre du bon temps avant notre retour en Europe. Notre bus nous dépose à l’entrée du P.N. TAYRONA, où nous devons marcher 1 heure avant d’atteindre la mer. Nous traversons donc la jungle dans la chaleur et la moiteur. Plusieurs plages se succèdent, mais toutes sont interdites à la baignade, en raison des courants violents. Nous faisons une pause déjeuner dans une paillote. Nous tentons 45 minutes de marche supplémentaire, chargés de nos gros sacs à dos, vers la soit-disante plus belle plage de la zone. En arrivant, le lieu est saturé de touristes et nous rebroussons donc chemin. On trouve finalement notre bonheur sur un terrain aménagé où l’on loue une tente pour la nuit, face à la mer. Le parc est très bien conservé, la jungle plonge directement dans la mer, l’endroit est calme et surtout très sauvage. On a l’impression de découvrir un lieu dans lequel personne ne serait jamais venu. Mais le beau temps n’est pas au rendez-vous. Nous n’avons donc pas encore trouvé notre plage de rêve, semblable à la carte postale que l’on nous a donné à la douane à l’entrée du pays…existe-t-elle vraiment ???

CABO DE LA VELA

Ce village côtier se trouve dans la région de la Guajira, autrement dit à la pointe nord-est de la Colombie, à seulement quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec le Vénézuela. 13 mois après être passé par l’extrême sud du continent sud-américain, nous atteignons donc l’opposé nord, à des milliers de kilomètres. Nous pensions atteindre notre but dans la journée, mais avec le mode sac au dos, le transport n’est pas aussi simple qui l’était avec notre Toy. On prend donc d’abord un bus, qui nous dépose à un carrefour improbable au milieu d’une zone désertique. C’est ici que s’arrêtent les transports publics. Nous découvrons ici quelques kiosques qui vendent à manger, et quelques voitures qui nous offrent leurs services. Ces voitures ne sont pas « logotées », les chauffeurs n’ont pas de cartes de visite mais affirment qu’ils travaillent pour une compagnie de transport « XXX ». Nous ne sommes pas en confiance mais après 10 minutes de réflexion et voyant que nous n’avons pas d’autres choix, nous acceptons. Nous arrivons rapidement à un village duquel on nous assure que des transports assurent des liaisons vers Cabo de la Vela, où nous avons prévu de séjourné. Le seul que nous trouvons est un pick-up américain tout pourris, dans lequel sont déjà montés quelques locaux, assis à l’arrière sur des banquettes en bois. Le chauffeur, à qui nous demandons s’il peut nous emmener, parle un espagnol à peine compréhensible. Au bout de 15 minutes de décodage et de négociations, il finit par virer une maman et son fils de la banquette avant pour que nous, blancs, puissions prendre les places les plus confortables ; nous avons honte, sans vraiment pouvoir refuser. La voiture ne démarre pas, il n’y a visiblement plus d’essence…un quart d’heure plus tard, le plein est fait mais le chauffeur nous « baragouine » un blabla qui, après un décodage difficile, veut tout simplement dire qu’il ne veut plus nous emmener…Il fait presque nuit et nous sommes donc contraints de trouver une chambre pour retenter notre chance le lendemain. Après avoir côtoyé des colombiens adorables depuis notre entrée dans le pays, nous commençons à noter la différence avec la côte. Mais ce n’est encore rien…

Nous arrivons finalement à destination le lendemain. Devant nous, une baie aux eaux turquoises, une mer calme, et une absence quasi-totale de touristes, serions nous arrivés au Paradis ? Nous passons 4 jours dans une cabane en bois, à quelques mètres de la plage, à jongler entre farniente dans nos hamacs, restaurant et baignade…Ca y est, nous y sommes, profitons-en ! Même si les prix sont ici multiplier par 2 ou 3, le plat de langouste n’est qu’à 10 euros et ce sera donc notre denrée quotidienne !

ISLAS DE ROSARIO : PLAYA BLANCA

De retour à Carthagène après  notre séjour farniente, nous prenons nos billets pour une excursion aux îles Rosario, avec un arrêt sur la plage de Playa Blanca, réputée comme la plus belle de la région.

La journée commence de bonne heure par 2h30 de bateau, sur une mer assez agitée…Le premier arrêt se fait sur une île où l’on peut, avec supplément, assister à un spectacle de dauphins dans un aquarium. Nous prenons rapidement notre décision, préférant rester sur les belles images qu’il nous reste des Galapagos, où les animaux étaient à l’état sauvage. L’option de repli consiste à se baigner sur une plage de 10 mètres de large, où les touristes se comptent par dizaines. Nous restons donc au milieu des vendeurs qui nous proposent de la nourriture chère, et il est déjà l’heure de remonter sur le bateau. Après une nouvelle heure de navigation, nous débarquons à Playa Blanca, une plage de rêve, où le sable blanc fin et l’eau turquoise est comparable aux plages du Yucatan que nous avons connues au Mexique. Par contre, nous ne sommes pas seuls, mais plutôt des centaines. A peine le pied posé au sol, nous sommes entourés par des dizaines de vendeurs qui nous collent et ne nous lâchent pas. Quel horreur ! Sans le vouloir, on se retrouve dans la file pour récupérer notre « portion » de nourriture, inclue dans l’excursion, que nous avalons au milieu des mêmes vendeurs qui nous harcèlent avec leurs colliers en coquillages, boissons, massages, nourriture en tout genre etc. Heureusement, on avait senti venir le coup et avons prévu de passer une nuit ici, alors que beaucoup de touristes rentrent à Carthagène en fin d’après-midi. Nous trouvons facilement une cabane, face à la mer, avec un lit planté dans le sable. Malgré un service absolument nul de la part du gérant par rapport au prix, nous profitons de nos dernières heures sur la côte caraïbe. La mer est très calme, l’eau est chaude, la langouste excellente, la balade au coucher du soleil mémorable.

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