Désert d'Atacama (Juillet 2012)

DESCENTE VERS LE DESERT

C’est avec plaisir que nous retrouvons le Chili, et nous serons à nouveau comblés par ce pays. Depuis la douane argentine, la route grimpe jusqu’à plus de 5000 m, nous offrant de splendides vues sur des lagunes salées aux couleurs vives et des volcans enneigés. La route passe ensuite à quelques km de la frontière bolivienne que nous retrouverons dans quelques jours, pour ensuite plonger à pic vers l’oasis de San Pedro de Atacama (SPDA), dont nous ferons le camp de base pour la semaine à venir.

CHUQUIMATA, LE CRATERE DE CUIVRE

Notre semaine de visite commence par la mine de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde, située près de la ville de Calama. Sécurité obligeant, notre 4x4 reste à Calama et c’est en bus que nous rejoignons le site perché à 2870 m d’altitude. Plus aucun mineur n’habite sur place à cause des risques de pollution et c’est pourquoi nous découvrons une cité déserte, qui abritait jadis des centaines de familles, des écoles, 2 théâtres, des jeux pour les enfants etc. Ce sont en tout 18000 personnes qui travaillent aujourd’hui pour extraire le précieux cuivre, 24h/24, dans un trou grand de 5 km de long sur 3 km de large et 1250 m de profondeur. La roche concassée est remontée du fond du gouffre par 90 camions aux dimensions surréalistes : 7 m de haut, 8 m de long, 7 m de large et dont les roues font 4 m de diamètre. Ils possèdent un réservoir de 4100 litres, pèsent 200 tonnes chacun, peuvent charger 330 tonnes et coûtent 5 millions de dollar l’unité.

VILLAGES TYPIQUES DU DESERT D’ATACAMA

En repartant de Calama, nous empruntons une route qui grimpe dans les hauteurs. Nous nous arrêterons d’abord au village de Chiu Chiu, rigolo rien que par son nom. Son attrait réside dans son église en adobe peinte, qui est la plus ancienne du pays (XVIe siècle). Nous passerons également regarder le travail de deux femmes qui passent des centaines de carottes dans une longue machine qui les nettoie. Un camion viendra chercher l'ensemble des sacs pour les vendre dans les villes avoisinantes.

Quelques kilomètres plus loin, s’arrêtons à la lagune Inca Coya, appelée « œil du désert ». Selon la légende, ce trou d’eau n’aurait pas de fond et communiquerait directement avec l’océan. Avides de vérité, nous lançons un poids de plomb grâce à notre canne à pêche et effectivement, le fil n’est pas assez long pour toucher le fond… Traversons ensuite Caspana, à la tranquillité presque mystérieuse.

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