LA PAZ (OCTOBRE 2012) : UNE VILLE DE CONTRASTES

Capitale du pays, La Paz signifie « Paix » en français. Nous arrivons par El Alto qui regroupe les quartiers pauvres, et qui aujourd’hui constitue une ville à part entière. Nous sommes à 4200 m d’altitude, là où se trouve l’aéroport international de la Paz. Le trafic routier est dense, il y a peu de règle quant à la conduite, les feux sont systématiquement grillés et les policiers, postés aux carrefours, n’ont aucune autorité. C’est l’anarchie totale et nous n’avons pas d’autre choix que d’adopter les habitudes locales ; en France, nous aurions perdu les 12 points de notre permis en moins de 10 minutes !

Après cette arrivée agitée, c’est le plongeon vers le centre de la Paz, qui se trouve 800 m plus bas ; la ville est en fait construite dans un énorme gouffre entourée de montagnes enneigées, vision unique en son genre. Afin de nous faciliter la logistique, notre 4x4 restera dans le parking fermé et gardé de l’hôtel Oberland, le repère des voyageurs, situé dans les quartiers riches de la ville.

Dans le centre ville, il ne reste malheureusement que peu de bâtiments d’époque, si ce n’est les Palais Présidentiel et Législatif ou l’Eglise San Francisco ; mais l’intérêt se trouve ailleurs…Tout d’abord les marchés, dont le mercado negro qui n’est pas touristique mais rempli de bonnes affaires ; c’est d’ailleurs ici que nous achetons la majorité de nos souvenirs de voyage (tissus, laine, vêtements). Nous passons également dans le marché aux sorcières et dans la rue des guérisseurs, où des fœtus de lama sont accrochés aux boutiques. Ces fœtus sont enterrés sous les briques des maisons en signe de porte bonheur. En ville, les bus sont colorés et customisés, les tableaux de bord sont souvent très kitch. On peut voir les femmes coiffées de leur fameux chapeau melon, et vêtues de leurs multiples jupons ; elles se mélangent aux hommes et femmes d’affaire. Nous visitons le musée de la coca, ou nous apprenons que la légendaire boisson Coca-Cola doit son nom au fait qu’elle contenait à l’époque des extraits de feuille de coca. Sans vouloir faire preuve de chauvinisme, nous apprenons également que ce même Coca-Cola résulte d’une copie éloignée d’un vin inventé par un français. Nous passons ensuite une soirée dans une Pena, sorte de cabaret à la Bolivienne où l’on profite d’une formule dîner-spectacle. Pour le menu, c’est buffet à volonté, et pour le spectacle, un show très animé et coloré, accompagné d’un groupe andin en live. Très belle soirée typique, même si le lieu est surtout réservé aux touristes. Dans un autre style, nous assistons à un show très populaire, celui des cholitas. Il s’agit en fait d’un spectacle de catch féminin, en tenue traditionnelle ; aujourd’hui, les hommes participent également. Par duos, les adversaires entrent en scène sur le ring, se livrant à des prises parfois spectaculaires, sous l’œil d’un arbitre complètement corrompu et de 2 présentateurs délirants.

Avant d'aller visiter l'Amazonie, nous nous offrons une descente de la "Route de la mort" en VTT ; 64 km et 3500m de dénivelé négatif, avec des pointes jusqu'à 70 km/heure. Le reste se fait mais sur les freins, ne laissant que peu de temps pour contempler le paysage tant la concentration est grande. Aujourd'hui, cet itinéraire est toujours ouvert aux véhicules, même si une nouvelle route a été construite.

Z   o   o   o   o   o   o   o   o   o   o   o   M