UYUNI : PREMIERE VILLE BOLIVIENNE

Après plusieurs jours de piste cassante, notre arrivée à Uyuni nous permet de nous mêler aux premiers autochtones, de petite taille, dont les femmes sont habillées de nombreux jupons superposés et coiffées de leur chapeau melon. Nous assistons, au détour d’une rue, à une fête religieuse qui vénère Santiaguito, qui aurait tué le diable il y a bien longtemps. Nous profitons du marché, où s’entassent des dizaines de sacs qui débordent et où nous assistons à la découpe d’un lama à la scie à métaux à même le sol. Nous visitons également le fameux cimetière de train, dans lequel les locomotives et wagons sont devenus le terrain de jeu des touristes.

SALAR D’UYUNI : LE BLANC IMMACULE

La ville d’Uyuni nous sert de point de départ pour la traversée du plus grand salar du monde, qui s’étend sur 12000 km². Rares sont les véhicules qui s’aventurent seuls sur cet immense tapis blanc, mais les traces des véhicules de tourisme et notre GPS nous assurent une navigation sans erreurs. Comment décrire la sensation de rouler sur du sel, sur cette succession d’hexagones aux mesures approximatives. La séance photo durera un bon moment, le temps de régler l’appareil photo et de récupérer notre souffle entre chaque figure tentée pour immortaliser ce moment unique. Notre bivouac de ce soir se fait au pied de l’Isla del Pescado (île du poisson), où nous faisons la connaissance de 2 nouvelles familles françaises en camping-car, totalement par hasard. Nous profitons du coucher de soleil au sommet de cette île surréaliste, en suivant du regard les viscachas, ces drôles de lapin à la queue enroulée. Après une nuit des plus paisibles, le réveil est splendide, les premiers rayons du soleil illuminent la pointe des cactus de l’île pendant que nous installons notre « salon de jardin pliable » pour un petit déjeuner mémorable. Puis, nous quittons ce désert blanc par le nord-ouest, pour traverser un second salar, celui de Coipasa. Ce dernier est moins grand que celui d’Uyuni, et malgré la saison sèche à laquelle nous sommes, il est si humide qu’aucun véhicule, même 4x4 ne peut le traverser. C’est ainsi que nous sommes contraints de le contourner par l’ouest, en passant du côté chilien qui est de toute façon notre destination pour l’heure.

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