TARABUCO : DUR DUR DE FAIRE DODO

Arrivés de nuit, nous nous installons d’abord au bord d’un champ, duquel nous nous faisons virer 20 minutes plus tard sous prétexte que nous sommes sur les terres d’une communauté. Le bivouac se fait donc à 50 mètres de la place du village, sur les conseils de la Police. Mais voilà qu’à 6h50, on frappe au carreau : nous sommes en fait dans une des rues du marché, où les exposants sont en train de s’installer, il faut donc partir avant d’être bloqués par les stands. Merci la Police ! 2 km plus loin, nous nous posons à côté de la gare ferroviaire abandonnée pour finir la nuit. A 9h00, nous sommes réveillés par des vaches, on ouvre le rideau et…nous sommes en plein milieu du marché aux bestiaux ! Les hommes, bière à la main, négocient le prix de leur bétail.

Tarabuco, lieu d’une des batailles les plus sanglantes avec les espagnols, à qui les indigènes, très agressifs, arrachaient le cœur puis le mangeaient. La scène est immortalisée par une statue au milieu de la place. Ce marché reste très touristique, avec de jolis tissus et autres objets d’artisanat de la région. Mais c’est aussi le lieu où se retrouvent les habitants des villages alentours, habillés de leurs tenues traditionnelles.

SUCRE : LA VILLE BLANCHE

Grâce à nos relations avec d’autres voyageurs, nous nous retrouvons chez Felicidad et Alberto, un couple qui met à profit son jardin situé en plein centre ville pour les voyageurs comme nous. C’est une manière de visiter la ville en toute sécurité, de profiter d’une douche chaude et d’autres services comme une connexion WIFI. Et c’est là que nous faisons la connaissance des « Quatre petites gouttes » Anne, Nicolas et leurs 2 enfants, arrivés depuis un mois sur le continent en camping-car. Nous retrouvons également un couple de retraités allemands en camion aménagé, à côté duquel nous avons dormi la veille, puis les « Luphoks », Stéphanie, Ludo et leurs 2 enfants, croisés il y a un peu plus d’un mois à San Pedro de Atacama. Apéro et dîner très sympa autour d’un bon barbecue, à discuter jusqu’au milieu de la nuit.

Nous visitons donc Sucre, ville blanche comme le sucre, avec son centre animé et très fleuri, son grand marché très varié, son cimetière, où les familles des défunts paient de jeunes enfants pour nettoyer les tombes et poser des fleurs, parfois en hauteur.

Au détour d’une rue, en plein centre ville, nous croisons un couple d’indigènes d’une soixantaine d’année environ : lui se tient debout sur le trottoir, pantalon baissé, et fait indifféremment pipi sur le bitume, face aux voitures qui passent ; elle est accroupie, jupe retroussé au dessus du caniveau, et fait de même. Cette pratique est courante en Bolivie, sûrement à cause du manque de toilettes publiques. Autre curiosité, les taxis. Alberto m’accompagne dans une boutique pour acheter de l’huile moteur, nous prenons un taxi ; mais depuis la banquette arrière je remarque quelque chose d’étrange : le chauffeur est devant son volant, du côté gauche, jusque là tout va bien. Mais pourquoi le compteur est à droite dans ces cas là !!! En cas d’excès de vitesse, le chauffeur ne pourrait être tenu pour responsable !

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