Les cordillères occidentale et orientale (Août à Octobre 2012)

DE RETOUR EN BOLIVIE : CHANGEMENT DE DECOR

Au revoir le Chili et retour en Bolivie par la frontière de Tambo Quemado, à 4600 m. Sur la route, le voyant des freins s’allume, nous perdons du liquide à l’arrière. Après quelques kilomètres effectués sans freins ou presque, s’arrêtons à côté d’un camion bolivien immobilisé depuis 4 jours à cause d'une panne. Le chauffeur, à qui nous parlons de notre petit souci, nous règle le problème en 15 minutes, avec une pointe et 50 cm de fil de couture. Petits, on rêvait devant les épisodes de Mac Gyver mais ça existe aussi en vrai !

Un peu plus loin, nous nous arrêtons auprès d’un couple de boliviens, intrigués par des sacs de couleur posés au sol. Ils sont en fait en train de passer leur récolte de quinoa dans un moulin fait maison, afin de retirer les coques des graines et les résidus de tiges pour n’obtenir que les grains propres à la consommation. Le quinoa ressemble à une céréale, il est cultivé depuis des millénaires en Amérique du Sud et il est devenu à la mode en Europe pour ses qualités nutritionnelles.

Nous arrivons finalement à Oruro, ville minière, aussi très célèbre pour son gigantesque carnaval qui se déroule en février de chaque année. Nous sommes à deux jours de la fête nationale de la Bolivie qui célèbre l’indépendance du pays, et à défaut de Carnaval, nous assistons dans la rue aux répétitions des défilés des militaires, des écoles et de quelques communautés locales.

Nous solutionnons notre problème de frein pour 6 €, après 1h30 de main d’œuvre chez un spécialiste.

DE ORURO A POTOSI : REPOS ET VIE LOCALE

Nous quittons Oruro, ville sans grand intérêt à notre goût, pour aller vers Potosi. Sur la route, nous admirons les murs de pierres qui tiennent sans aucun ciment ou terre. Il y en a des milliers de km en Bolivie, dont les pierres ont été posées une à une par les indiens.

Nous sommes montés un peu rapidement depuis Arica et l’altitude se fait sentir. S’arrêtons 2 jours au bord d’un lac au niveau de Tacagua pour se reposer un peu et s’acclimater. A côté de nous, de nombreux locaux descendent au bord du lac pour laver leur véhicule.

En repartant, nous nous arrêtons pour assister à un jeu populaire : la course de « burros ». Sur la ligne de départs, 6 ânes, montés par des gamins de 10 ans, s’élancent pour quelques centaines de mètres. L’expression « tête de mule » se comprend bien ici, quand on voit les ânes aller dans des directions opposées, sans obéir à leur maître ! La récompense pour le gagnant est de 10 €.

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