PARQUE SIERRA LAS QUIJADAS

Après San Juan, nous décidons de faire un détour pour visiter le Parc Sierra Las Quijadas. L’ambiance est rouge ou orangée selon le soleil, sèche, chaude la journée et fraîche le soir. La végétation est digne du désert. Nous rencontrons un couple de retraités allemand qui voyage en Amérique du Sud avec le même Toy que nous, c’est la première fois que l’on en croise un !

On passe une bonne soirée avec les Manohé qui nous ont rejoins. Cette fois-ci, on se quitte « pour de bon » car nos chemins se séparent ici ! Bonne fin de voyage à vous !

DIFUNTA CORREA

Sur la route en direction du nord, nous faisons un arrêt pour faire connaissance avec la Dinfunta Correa.

Deolinda Correa était une femme mariée dont l’époux, Clemente Bustos, fut recruté pendant les guerres civiles qui ont agité l’Argentine au milieu du 19ème siècle. Deolinda, soucieuse de la santé de son mari, entreprit de suivre la troupe dans les déserts de San Juan, avec son nourrisson, quelques vivres et deux gourdes d’eau. Lorsque ses provisions furent épuisées, elle se coucha à l’ombre d’un arbre, son fils au sein, et elle mourut de soif, de faim et d’épuisement.

Son corps fut retrouvé le lendemain par des muletiers, mais le nourrisson, qui avait continué à téter, était bien vivant. Selon une version de la légende, il décéda le lendemain et selon une autre, il fut recueilli par une famille. Le culte à Deolinda Correa commença peu après sa mort, lorsque des paysans vinrent se recueillir sur sa tombe.

Le culte de Difunta Correa s’est répandu parmi les muletiers, puis parmi les camionneurs en Argentine, Uruguay et Chili. Ceux-ci ont pris l’habitude de dresser de petits sanctuaires très simples le long des routes et d’y laisser des bouteilles d’eau afin d’apaiser la soif de la défunte.

 

Dans ce sanctuaire, les argentins viennent se recueillir et demander à la défunte de protéger leur voiture (plaques d’immatriculation), leur maison (ils représentent leur maison en miniature), leur famille (en laissant des photos, des casques de chantier, des objets personnels).

Cet arrêt vaut le détour et permet de mieux comprendre l’histoire.

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